Violences faîtes aux femmes - Survivance

Au programme :

> Du 7 au 23 juin 2017

  • "SURVIVANCE"
  • Exposition photographique de Denis Paillard
  • Hall de l'hôpital - Place Auguste Muret - Gap

"Survivance" porte sur les traces de violences physiques, psychologiques, sur la désespérance et la possibilité de résilience, sur ce qui reste de l’ambiance de la Bosnie, d’un peuple avant et après son déchirement. Cette exposition se veut un travail de mémoire, de réparation, d’information au-delà du temps médiatique.

> Jeudi 8 juin

17h30 : inauguration de l'exposition "Survivance"

  • Hall de l'hôpital - Gap

A partir de 20h00 : rencontre avec les partenaires locaux

  • CIDFF, CPE, France Terre d'Asile, Mappemonde, Planning Familial...
  • Pôle Universitaire - 2, rue Bayard - Gap

20h30 : Table-ronde et débat au Pôle Universitaire avec :

  • Denis Paillard - Photographe
  • Florence Hartmann - Journaliste et écrivain, elle a couvert les guerres de l’ex-Yougoslavie pour Le Monde et été la porte-parole de Carla Del Ponte au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda
  • Nanou Rousseau - Fondatrice et présidente de l'association Mères Pour la Paix, afin de venir en aide aux femmes et enfants victimes de conflits
  • et les partenaires locaux


> Mardi 13 juin

17h30 : Rencontre-dédicace avec Sophie Képès - Ecrivain

  • Née à Paris de père hongrois et de mère française, Sophie Képès est romancière, nouvelliste, traductrice, éditrice. Elle enseigne à l’université la création littéraire et l'écriture de scénario.
  • Librairie Au Coin des Mots Passants - rue Grenette - Gap

20h30 : Conférence-débat de Sophie Képès

  • "Ecrire la guerre et l'après-guerre"
  • Pôle Universitaire - 2, rue Bayard - Gap


Violences faîtes aux femmes - Survivance

SURVIVANCE : Un reportage photographique de Denis PAILLARD

  • Srebrenica - 2005

Il y a vingt ans, la Bosnie-Herzégovine s’enfonçait dans la guerre. La chute du Mur de Berlin, quelques années plus tôt, n’avait pas préservé l’Europe réunifiée du retour de la barbarie à ses frontières. La purification ethnique défigurait et souillait cette terre des confluences, exposée au mauvais vent de l’Histoire et de ses apprentis sorciers.

Survivance - Photo Denis PaillardL’indifférence des dirigeants occidentaux, enivrés par leur fraîche victoire sur le communisme, scellait notre impuissance à tenir notre promesse du « plus jamais ça » tandis que les charniers remplissaient les entrailles d’une Bosnie trop longtemps abandonnée à son sort. En 1995, une paix bancale faisait taire les armes mais laissait le pays divisé, dans sa mémoire comme dans ses institutions.

En compagnie des infatigables “Mères Pour la Paix”, Denis Paillard, photographe lillois, voyageur attentif et patient, pose son regard sur ce pays qui tente de se reconstruire. Son objectif sait saisir avec pudeur cette extraordinaire force qui jaillit du plus profond de l’abîme du traumatisme et permet, à qui sait s’en saisir, d’apprendre à affronter l’épreuve et la souffrance, à aller de l’avant même si la blessure est et restera toujours présente. Les stigmates de la guerre sont là, sur les façades éventrées, sur les visages fermés et les silhouettes crispées mais déterminées et dignes.

Munira, Sehida, Kada ont trouvé une réponse autre que la vengeance face à l’injustice en devenant les gardiennes de la mémoire du génocide de Srebrenica, en juillet 1995. Contre l’oubli, pouvoir dire, raconter, mettre en mots, construire un récit, mettre des noms sur chacune des victimes, c’est vaincre l’œuvre des tueurs qui misaient sur le silence éternel des morts. La douleur est omniprésente mais c’est cette volonté de faire face, de vivre malgré tout qui transperce dans chacune de ces photographies. Malgré l’incompréhension. Malgré l’irréparable. Une volonté qui illumine aussi les traits de ces hommes et femmes qui osent dénoncer les crimes de leur propre camp et combattre la haine. Srebrenica, Prijedor, Kozarac, Bihac, Gorazde, Foca, Sarajevo, autant de villes martyres où nous emmène Denis Paillard, photographe de la survivance.

Florence Hartmann

  • Journaliste et écrivain, elle a couvert les guerres de l’ex-Yougoslavie pour Le Monde et été la porte-parole de Carla Del Ponte au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda.

Mères Pour la Paix (MPP)

  • En 1991au pire du Conflit Serbo-Croate, alors que celui-ci est sur le point de s’étendre en Bosnie, des mères et femmes de soldats Croates s’élèvent contre les massacres et les viols de masse. Elles se regroupent pour chercher des solutions dans le dialogue et la paix et lancent un appel à toutes les mères du monde qui sera entendu en Europe, au Canada mais aussi en France. En 1994, Nanou Rousseau crée l’association des Mères Pour la Paix afin de venir en aide aux femmes et enfants victimes de conflits. Leurs programmes recevront de nombreux prix dont celui des lectrices pour l’action humanitaire du « Figaro Madame » en 2005 (en lien avec l’Afghanistan) et le prix des Droits de l’Homme de la République Française en 2006. C’est grâce à l’aide des MPP que ce travail a été rendu possible.